Médico social
02/06/2026 14:25:39

« Il n’y a pas de santé sans santé mentale. » Cette affirmation de l’Organisation mondiale de la santé rappelle une évidence longtemps sous-estimée dans le monde du travail : la santé mentale fait partie intégrante de la santé globale.

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Aujourd’hui, les transformations des organisations, l’intensification du travail et la multiplication des sollicitations font de la santé mentale un enjeu central de prévention et de performance.

Comme le souligne Fabrice Gutnik, psychologue et consultant/formateur en prévention des risques psychosociaux chez AFNOR Compétences :
« Être en bonne santé mentale, c’est être capable d’entretenir des relations satisfaisantes avec autrui et de s’engager dans des activités socialement utiles. »
 

Une réalité plus complexe qu’une simple “fragilité”

La santé mentale ne se résume ni à l’absence de troubles, ni à une notion figée. Elle évolue selon les périodes de vie, les contextes professionnels et les ressources disponibles.

« Ce n’est pas parce qu’on est en souffrance qu’on souffre nécessairement d’une pathologie », rappelle Fabrice .

Cette approche permet de sortir d’une vision stigmatisante et de mieux comprendre la diversité des situations rencontrées en entreprise.
 

Le rôle clé du travail et du collectif

Charge de travail, organisation, relations managériales, isolement ou hyperconnexion : les facteurs professionnels peuvent autant protéger que fragiliser la santé mentale.

Dans ce contexte, le soutien entre collègues joue un rôle essentiel. « Le soutien social, c’est une assistance émotionnelle, informationnelle et pratique de la part de personnes significatives comme les collègues ou la hiérarchie. »

Et ce soutien a un impact double : sur la personne aidée, mais aussi sur celle qui aide.
 

Écouter, repérer, orienter : une compétence essentielle

Face à une situation de fragilité, la première difficulté est souvent relationnelle : savoir écouter sans juger. « Le vrai sujet n’est pas seulement comment écouter, mais pourquoi écouter, car il n’y a rien d’écrit sur le front des personnes », souligne Fabrice.

Cette posture d’écoute active est au cœur des compétences de prévention en entreprise, notamment pour éviter l’isolement des personnes en difficulté.
 

Devenir secouriste en santé mentale

Pour répondre à ces enjeux, AFNOR Compétences propose la formation  Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM).

Elle permet de devenir secouriste en santé mentale, capable de repérer, écouter, rassurer et orienter une personne en difficulté, sans se substituer aux professionnels de santé.

Comme le rappelle Fabrice :

« On ne devient ni psychologue ni psychiatre en deux jours. Mais on apprend à repérer une situation, écouter activement, réconforter et orienter vers les bons relais. »
 

Une responsabilité collective

La santé mentale ne repose pas sur un seul acteur. Elle implique l’ensemble de l’organisation : managers, équipes, les élus, RH, et les collègues.

« Ne jamais rester seul », insiste Fabrice. « La prise en charge est toujours collective. »