La métrologie 4.0 est une opportunité pour toute entreprise et tout type de production (y compris unitaire) à condition de l’intégrer dans une démarche globale d’analyse des risques et donc, de ne pas la réduire au seul angle technologique. Il est temps d’arrêter d’imaginer que l’usage d’une technologie même dotée d’intelligence artificielle (IA) et une brève formation à l’utilisation d’un système suffisent pour devenir métrologue. Il est illusoire de penser que la performance d’une entreprise puisse être régie par une technologie innovante dont personne ne maîtrise les paramètres.

Une technologie peut être acquise par n’importe quelle entreprise et ne garantira pas son excellence. La différence entre concurrents ne pourra se faire qu’au niveau de la maîtrise des compétences dans l’organisation. Pour fidéliser le personnel et certifier ses compétences, la formation reste la meilleure solution. Le capital humain est une richesse en soi, mais s’il n’est pas spécifiquement mobilisé, il ne peut pas créer de la valeur. Pour entrer dans le processus de création de valeur, le capital humain doit se muer en compétences.

Affiner les propositions

Votre sélection 0
Affiner la recherche par Type de formation
Affiner la recherche par Reconnaissance
Affiner la recherche par Ville
Affiner la recherche par Durée

Métrologie 4.0

Métrologie 4.0

Transformation digitale et ses impacts pour l'industrie 4.0


  • 1 jour (7 heures)

Métrologue 4.0


  • 7 jours (49 heures)
  • Certification Certification
  • Nouveau Nouveau

Gamme Métrologie 4.0 - AFNOR Compétences

Dans l’industrie 4.0, la recherche fondamentale est l’automatisation et la robotisation d’un certain nombre de tâches. La métrologie 4.0 est loin d’être abordée dans son ensemble et ses complexités. Il suffit de faire une simple recherche sur le web sur la métrologie 4.0 pour s'apercevoir dans différents articles, que seuls sont pris en compte :

          • les mesures de grandes séries de production en ligne,
          • les mesures robotisées dont la charge est reléguée aux automaticiens et à des opérateurs à faible qualification.


Or, l’industrie 4.0 et donc la métrologie 4.0 doivent être également appréhendées sous l’angle de la cybersécurité pour garantir réellement l’intégrité, la confidentialité, la disponibilité et la fiabilité des données. Le métrologue aura pour nouvel interlocuteur, le Responsable de la Sécurité du Système d’Information (RSSI). L’analyse des risques dans les différents référentiels de management devra donc intégrer les différents principes de cybersécurité définis dans l’ISO/IEC 27005.
Dans ce nouveau concept de métrologie 4.0 et afin d’assurer la pérennité des entreprises connectées, le métrologue devra encore avoir une place centrale dans l’organisation et la métrologie 4.0 ne pourra s’affranchir des compétences du référent métrologique.

Dans les nouveaux challenges à relever dans la métrologie 4.0, on retrouvera :

          • les principes de capabilité de systèmes complexes (robots + capteurs),
          • la maintenance et l’étalonnage à appréhender,
          • la surveillance par le suivi de dérive de l’ensemble,
          • l’intégrité des données de mesure,
          • l’évaluation des incertitudes de l’ensemble du processus.

La métrologie 4.0 est une opportunité pour toute entreprise et tout type de production (y compris unitaire) à condition de l’intégrer dans une démarche globale d’analyse des risques et donc, de ne pas la réduire au seul angle technologique. Il est temps d’arrêter d’imaginer que l’usage d’une technologie même dotée d’intelligence artificielle (IA) et une brève formation à l’utilisation d’un système suffisent pour devenir métrologue. Il est illusoire de penser que la performance d’une entreprise puisse être régie par une technologie innovante dont personne ne maîtrise les paramètres.
L’homme est et restera la plus grande richesse d’une organisation. Une technologie peut être acquise par n’importe quelle entreprise et ne garantira pas son excellence. La différence entre concurrents ne pourra se faire qu’au niveau de la maîtrise des compétences dans l’organisation. Pour fidéliser le personnel et certifier ses compétences, la formation reste la meilleure solution. Le capital humain est une richesse en soi, mais s’il n’est pas spécifiquement mobilisé, il ne peut pas créer de la valeur. Pour entrer dans le processus de création de valeur, le capital humain doit se muer en compétences.

Olivier MORETTI,
Expert en métrologie dimensionnelle, tridimensionnelle et tolérancement GPS (Spécification Géométrique des Produits)